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La revue de l'Assemblée quaker de Montréal

 

Les thèmes de l’infolettre de décembre sont l'espoir et l’espérance. Étroitement lié à l'amour et à la foi, le don divin de l'espérance nous aide à traverser nos moments les plus sombres.
Noël nous rappelle que dans l'obscurité, une étincelle de lumière peut naître et grandir. Malgré les faux pas, les déceptions, les attaques ou les tragédies, nous pouvons suivre cette lumière et trouver notre chemin. Par les articles, récits, poèmes et méditations qui suivent, nous espérons que vous serez inspirés par le calme, la paix, l'espoir et l’espérance de cette saison bénie.

 
 
View of a sunset over a river

 

“Espérance” est cette créature avec des plumes –
Qui se perche dans l’âme –
Et chante l’air sans les paroles –
Et jamais – ne cesse –
Son chant est le plus doux – au cœur des Coups de vent –
Et blessante serait la tempête
Qui ferait taire la petite Oiselle
Qui tient chaud à tant de monde –
Dans les terres les plus glacées je l’ai écoutée –
Et sur les Mers les plus étranges –
Pourtant jamais dans la dernière Extrémité
Elle ne me demanda – la moindre miette.

 


Emily Dickinson  (1830-1886)

Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Denys de Caprona

 
 
 
 
 
 

 
 

Régénérer l'espoir

 

Revue du livre: Regeneration: Ending the Climate Crisis in One Generation
par Paul Hawken,  www. regeneration.org 

Par Brooke Nancekivell

 
View of a sunset over a river
 

"Nous sommes reconnaissants que tant de joie et de beauté nous aient été offertes." - Assemblée quaker du Canada, 1992 (Foi et pratique, 4.77)

 

Alors que j'avais vingt-quatre ans, je suis tombée enceinte de mon premier enfant. À travers la joie et l'anticipation, un questionnement a émergé : quel sens donner au fait d'accueillir un enfant sur une planète qui se ne cesse de se réchauffer ? Des amis nous ont dit qu'ils n'avaient pas l'intention d'avoir d’enfants; la perspective du changement climatique rendait illusoire l'idée qu’une vie agréable soit possible pour la prochaine génération.

 

Mais nous avons adopté un point de vue différent. Pour nous, choisir de mettre un enfant au monde était un acte intrinsèquement porteur d'espoir. Pas un espoir passif qui suppose que quelqu'un quelque part s'en occuperait, mais bien un espoir actif. Nous nous sommes engagés à faire de notre mieux pour créer un monde dans lequel il vaut la peine de vivre et nous étions convaincus qu'un nombre suffisant de nos aînés et de nos pairs feraient de même. Nous imaginions que les générations futures, en mettant à profit leur intelligence, créeraient des mondes dont nous n'avions pas encore rêvé. Cela reste un espoir sans garantie, mais porteur d'immenses possibilités.

 

Dans “Regeneration: Ending the Climate Crisis in One Generation”, Paul Hawken et l'équipe de Project Regeneration explorent une multitude de possibles permettant la création de cette planète vivable que nous espérons. L'avenir qu'ils dépeignent est un magnifique paysage de rêve : mangroves poissonneuses, forêts boréales grignotées par les castors, retour de la loutre sur la côte pacifique, villes foisonnantes de fleurs sauvages et de jardins, services et loisirs accessibles à moins d'un quart d'heure de marche. Leur monde est un monde dans lequel les filles sont éduquées, les travailleurs sont payés équitablement, les peuples autochtones sont respectés ; un monde dans lequel nous choisissons de mettre la valeur de la vie au centre de tout ce que nous faisons, individuellement et collectivement, et de récolter l'épanouissement qui s'ensuit.

 

La partie la plus convaincante de leur vision est de constater qu'elle est déjà en train d'émerger. Le livre regorge d'exemples provenant du monde entier qui montrent que des personnes sont déjà à réaliser ce travail porteur de vie. Ils vont du réensauvagement réalisé en Angleterre permettant ainsi le rétablissement des terres dégradées, aux cliniques de santé rurales en Indonésie qui réduisent la déforestation, en passant par les fermes Lufa de Montréal qui offrent à votre porte des produits locaux cultivés en milieu urbain. Ce livre se prolonge en une invitation à se réjouir des merveilles de notre monde et de la créativité et du dévouement des personnes qui se consacrent à leur protection.

 

“Regenaration” nous offre aussi l'occasion de porter attention à nos propres choix. On pose souvent à Paul Hawken l'éternelle question - que dois-je faire ? Il répond en demandant - que voulez-vous faire ? *. Assise avec ce livre au cours des dernières semaines, j'ai réfléchi à ce que pourrait être ma contribution. Que puis-je faire pour m'assurer avec confiance qu'en 2043, quand mon enfant aura l'âge que j'avais à sa naissance, qu'une autre génération puisse avoir un avenir plein d'espoir ? Je me suis alors sentie particulièrement attirée par la section sur la régénération des pollinisateurs. J'ai donc passé les dernières semaines d'octobre à récolter des graines de fleurs séchées lors de promenades dans le quartier avec ma fille. Ce matin, alors que j'écrivais ces lignes et que ses petites mains étaient enroulées autour de mon bras pendant que je tapais, je lui ai demandé ce que nous allions faire de ces graines. On les plantera au printemps, dit-elle. Et c’est ce que nous ferons.

 

*https://www.resilience.org/stories/2022-02-07/what-could-possibly-go-right-episode-65-paul-hawken/  

 

Espérance, quand tu me surprends…

Par Elaine Champagne 

 
View of a sunset over a river
 

J’aime bien cette distinction en français entre espoir et espérance. Il semble que la distinction
n’est pas courante en anglais, bien que j’aie lu quelque part tout récemment qu’il était possible
d’utiliser « wish » et « hope » comme équivalent – mais ce n’est pas tout à fait cela non plus.
L’espoir est court, concret. L’espérance, plus large et ample, mais aussi porteuse d’une dimension plus « infinie » peut-être… « J’ai bon espoir de te revoir demain. » Autrement dit, je pense bien que je serai là et que je pourrai te revoir. « J’ai bon espoir de réussir mon projet. » En somme, j’y suis presque, il est presque accompli. L’espérance est plus incertaine, plus insaisissable. Indissociable du désir, l’espérance agit comme moteur en nous et nous engage tout entier, mais sans qu’il nous soit nécessairement possible de miser sur ce qui serait probable. Elle défie ce qui est déjà défini, déterminé, hermétique. 

 

Benoît Garceau, dans La voie du désir, observe la différence entre besoin et désir. Alors que le besoin peut être comblé – quand je n’ai plus faim, je suis rassasiée – le désir se creuse et
s’approfondit à mesure qu’on le nourrit. Il arrive que nous traitions les autres comme « ce » qui
pourra combler nos besoins. Mais lorsque nous aimons une personne, le désir de s’en faire
proche, le désir de son bonheur se creuse en nous et s’accentue, à mesure que nous l’aimons.
C’est pourquoi il est possible de parler d’une spiritualité du désir.

 

L’espérance et le désir s’accompagnent l’un l’autre. Il faut désirer pour espérer. Et espérer pour
désirer, me semble-t-il. Le désir nous fait ressentir le manque, le vide qui appelle l’autre, qui
appelle quelque chose d’infini. L’espérance, c’est le dynamisme qui nous fait aller au-devant de
cet infini. Il faudrait aussi ajouter l’élément « souffrance » à notre réflexion. C’est lorsque nous
souffrons que l’espérance devient le plus nécessaire. Mais c’est aussi à ce moment qu’elle est le plus difficile à vivre. 

 

Et puis il y a l’espérance religieuse, celle qui nous fait envisager que cet infini vers qui nous sommes appelés porte peut-être un nom divin. 

 

L’espérance chrétienne, ma préférée, n’en finit pas de m’étonner. Comment la décrire? Elle vient tout chambouler, tout virer à l’envers. Plutôt que de partir de soi pour nous tirer en avant, elle advient comme une surprise, comme un don – don de Dieu. Elle est ce qui fait irruption dans notre vie. Elle est comme une vie, comme un amour, dont on sait qu’ils sont déjà là, comme en surabondance, mais dont on ne goûte encore que les prémisses, parce qu’elle n’est pas encore pleinement accomplie. Elle est comme un vent brûlant ou comme une douce brise. Nous l’attendons, mais c’est elle qui nous visite, nous traverse. 

 

L’espérance ne ferme pas les yeux sur les malheurs du monde. Elle se fait compassion. Et pour être compatissante, elle ne se cache pas la vérité. Mais au cœur du réel, dans toute son épaisseur, l’espérance est cette voix qui nous murmure : « Voici que je fais toute chose nouvelle! Ne le voyez-vous pas? » (Ap 21, 5)

 

“L'espérance, c'est ce qui reste lorsqu'il n'y a plus d'espoir” 
Michael Lonsdale, inspiré de Péguy.

 

Václav Havel, ancien président de la Tchécoslovaquie, a déclaré dans “Disturbing the Peace” que “L'espoir est une dimension de l'âme, et qu'il ne dépend pas essentiellement d'une observation particulière du monde ou d'une estimation de la situation. . . . C'est une orientation de l'esprit et une orientation du cœur ; elle transcende le monde de l’expérience immédiate et est ancrée quelque part au-delà de ses horizons.” Pour moi, l'espérance intrinsèque est aussi celle de Dieu en chacun ; la lumière intérieure, la voix calme et immobile et l'expérience du Grand Mystère.

 

Kate Davies, « Une perspective quaker sur l'espoir », Friends Journal, 1er septembre 2018

 

Résurrection

Par Margaret Slavin

 
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J'ai grandi avec cette histoire d'un jeune homme qui a enduré la torture, les tourments et la mort, Jésus sur la croix. Mais ensuite il y avait cette croix vide, la pierre roulée du tombeau, et « Christ est ressuscité ». L'histoire chrétienne centrale était – est toujours ? – que la vie triomphe de la mort.

 

Cette histoire est censée nous donner de l'espoir, et dans ma propre vie, elle l'a fait.

 

Je constate que c'est un fait que toutes les personnes qui meurent sont physiquement toujours là. Les molécules qui forment notre corps ne quittent pas la planète, à l'exception de quelques morceaux qui peuvent avoir été projetés dans l'espace ! Physiquement, nous restons ici et nous nous recyclons en vent, en eau et en arbres.

 

Qu'advient-il de cette énergie spécifique, celle de la personne que nous avons connue et qui est partie ? Ma vie est pleine d'histoires d'êtres chers réapparaissant après la mort. Je ne sais pas comment démêler les tours que nous jouent nos esprits et nos cœurs quand nous aspirons tellement à revoir une personne, mais je garde l'esprit très ouvert. J'ai moi-même vécu des choses qui me font sentir que ceux que j'aime traînent, au moins un moment, après leur mort.

 

Mais qu'en est-il de la mort de la planète en tant que lieu habitable pour les êtres humains ? Qu'en est-il de la perte permanente de la culture et de la civilisation humaines, de l'art et de la musique, du théâtre, du cinéma, de la chanson, de la poésie ? De ces contes anciens que nous racontons, de ces gestes de gentillesse et de courtoisie qui rassemblent les personnes brisées et mènent à l'amour ? C'est le plus difficile: me retrouver proche de la fin d'une longue vie et de voir s'effondrer en morceaux inutiles ou méprisés de notre passé, des institutions, des hôpitaux, des écoles, la civilité, la démocratie, sans parler des églises et des mosquées, des temples et des synagogues. Nous avons tous travaillé si dur pour atteindre ce moment de sécurité et de compassion, est-ce seulement pour les laisser disparaître afin que des systèmes de brutalité et d'irrespect prennent leur place. Où est l'espoir ?

 

Les Égyptiens avaient, comme symbole de la résurrection, le scarabée, un insecte d'une beauté saisissante qu'ils ont vu sortir d'un tas de fumier. Nous savons maintenant que ce coléoptère a émergé des œufs laissés dans la bouse par un coléoptère parent. Mais la métaphore reste la même. Une beauté surprenante émerge parfois de choses dégoûtantes et inutiles.

 

Si vous perséverez avec cette métaphore, eh bien les saisons changent, les insectes meurent, les fleurs retournent à la terre. Alors est-ce l'océan de lumière qui prévaut, ou l'océan de ténèbres ? Est-ce que les bouddhistes l'ont bien compris, eux qui croient que la seule permanence est le changement ? Est-ce la même chose que l'espoir ?

 

Wikipédia nous dit que "le Soleil engloutira probablement la Terre dans environ 7,59 milliards d'années". En fin de compte, nous sommes condamnés. Où sommes-nous? Reculez et voyez l'image en perspective : le cosmos incroyablement beau et fluide, englobant dans son énergie tout cet amour. Ça, nous ne l'avons pas inventé.

 

Aussi bien continuer avec tous ces petits projets que la vie place sur notre chemin. Parce que oui, il y a de l'espoir.

 

“… Non seulement l'espoir est nécessaire dans un mouvement social, mais il est inhérent à tout acte de justice progressiste.”

 

Emily K. Locke, “Hope, the Core of Social Justice”. Public and Community Service Student Scholarship Essay, Providence College 2020 

 

En montant la rue Atwater

Par Geoffreyjen Edwards

 
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Cinq sept trois.


As-tu déjà entendu des phrases absurdes courir dans ta tête? Mais où les avait-elle entendues au juste, ces chiffres? Dans un rêve? Ou peut-être à la radio. Les paroles d'une chanson peut-être ou celles d'une comptine. Comme un, deux, trois, mais où est-il le chat?


Cinq sept trois. Ce n’est l'adresse de personne, sauf celle de quelque chose qui est dans sa tête.


Elle marchait le long d'une rue toute éclairée, tout comme le soleil éclairait les feuilles d'automne que reflétait son visage. Non. Elle ne marchait pas. Elle sautait.


Cinq, sept et trois. Tous des nombres premiers. Elle aimait les chiffres et les mathématiques et elle était fascinée par l'histoire des nombres premiers. Si simples mais pourtant si complets. Mais qu'est-ce que ceux-ci avaient à voir avec quoi que ce soit?


Elle avait toujours aimé le chiffre cinq. Il dispensait une sensation de confort qui lui était propre, comme celui d’une écharpe un jour de grand vent. Et sept, plein de mystère et d’allusions au cosmos plus vaste. Comme les motifs en forme d'étoiles sur sa robe. Trois était cependant une toute autre affaire. Des choses sombres en sortaient, des esprits d'un autre temps et d'un autre lieu. Des masques sans visage dérivant à travers le monde, portant la mort dans des échardes de verre acéré. Se cramponnant et la tirant vers le bas.


Elle se sentait déprimée, avec un poids pesant sur elle. Sans doute la nouvelle qu'elle venait d'apprendre. Nana. Elle ne savait pas quoi penser. Elle n'avait pas vu son obâchan, sa grand-mère depuis longtemps. Elle se sentait triste. Mais c'était déroutant; Nana était mêlée à toutes les autres choses qu'elle avait perdues ou laissées derrière elle. Pays, amis, une autre langue.


C'était difficile de se sentir triste un tel jour. Mais elle sentait qu'elle trahirait quelque chose si elle regardait trop fixément le ciel. Que devrait-elle faire?


En sursautant, elle se rendit compte qu'elle s'était trompée dans la progression des chiffres. Pas cinq sept trois, mais sept cinq trois. Shichi-Go-San*, le festival qui se tenait dans quelques jours. Maintenant tout allait bien. Elle sentit la main de sa grand-mère sur la sienne, la stabilisant, l'apaisant, lui donnant un nouveau sentiment d'appartenance.


Elle levait ses pieds dans la chaleur de l'automne et montait le reste de la rue Atwater jusqu'à l'or doré au sommet de la rue. Les étoiles sur sa robe faisaient écho au sens plus large du cosmos.


*Shichi-Go-San est un rite de passage japonais et un festival pour jeunes filles tenu chaque année le 15 novembre.


Note de l'auteur : Je ne sais pas pourquoi cette histoire s’est présentée sous cette forme. J'ai été touché par ma rencontre avec Adam, Kyoko son épouse japonaise et sa fille Lisa. C’était lors de l’assemblée pour le culte le dimanche 6 novembre dernier à Montréal. Alors que je pataugeais pour trouver une conclusion à cette histoire, j'ai cherché les numéros 7-5-3 sur internet et incroyablement, je suis atterri sur la page de Schichi-Go-San, à propos de laquelle je n'ai aucun souvenir de l’avoir déjà vue. Mais c'est justement vers là que tendait mon histoire. Ainsi, non seulement cette histoire concerne l’espoir, mais l'écriture même de celle-ci s'est faite en étant ouvert à la lumière. Merci à Adam pour ses encouragements et ses compléments d’information.

 

"L'espérance est... une recherche qui ne peut se faire qu'en communion avec les autres."

 

Paulo Friere, Pedagogy of the Oppressed

 

 
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Photo par Geoff Garver


Quelques réflexions sur l'espoir inspirées d’Emily Dickinson

Par Wendy Eberle

 

" L'espoir "est la chose avec des plumes - / Qui se perche dans l'âme -
Et chante l'air sans les mots -
Et ne s'arrête jamais - du tout -"

 

Hope était ma colocataire en première année qui
apprenait à jouer le concerto pour violon de Tchaïkovski,
premières notes, premières mesures puis des phrasés plus longs et plus jolis,
puis tout ça ensemble
encore, encore et encore jour après jour.

 

L’espoir c’est Hope m'écrivant un an ou deux après sa diplomation à propos de sa vie
de sobriété
jour après jour.

 

L’espoir c’est la personne qui se rend sur le campus à travers la première tempête de neige de l'automne afin d’enseigner à une classe de seulement trois.

 

L'espoir c’est la personne qui plante des bulbes printaniers un peu trop tard dans la saison après une neige inatendue. (L'espoir composte, il transforme.)

 

L’espoir accroche ses lumières de Noël dès novembre.

 

L'espoir n’est pas de retenir son souffle de force,
c'est la respiration régulière,
c'est ce qui chante.
Pourtant l'espoir est aussi cette pause
entre les respirations,
le silence dans le repos,
l'arrêt lorsque l'arc est tendu.

 

L'espoir est le verbe,
mais aussi la ponctuation :
le point-virgule,
le tiret qui pend
au bout de la ligne,
le calme dans le poème
qui continue -
qui continue à nous faire avancer.

 

“Dans un monde tel que le nôtre aujourd'hui, aucun mot d'espoir ne peut être prononcé avec désinvolture. . . . Ce n'est qu'en regardant longuement et profondément dans l'abîme du désespoir que nous osons parler d'espérance. . . . Nous n'osons pas dire aux gens d'espérer en Dieu. . . à moins que nous sachions ce que signifie n'avoir absolument aucun autre espoir qu'en Dieu. Mais lorsque nous reconnaissons avec une grande assurance cette réalité profonde, étonnante et lumineuse au plus profond de nos êtres, alors nous osons la proclamer fièrement au milieu d'un monde embrasé.” 

 

Thomas Kelly, quaker mystique cité en anglais dans “Practicing Peace” par Catherine Whitmire. Thomas Kelly a choisi de déménager en Allemagne en 1938 en solidarité avec les quakers vivant sous le régime hitlérien.

 
 

Liste des contributeurs

 

Comité de rédaction:
Jean-Louis Demers
Sherezada Ochoa
Wendy Sturton

 

Traducteurs:
Jean-Louis Demers
Wendy Sturton

 

Mise en page:

Sherezada Ochoa

 

Un remerciement particulier à:

Elaine Champagne

Wendy Eberle

Geoffreyjen Edwards

Geoff Garver

Brooke Nancekivell

Margaret Slavin

 
 
 
 

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