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Quakers de Montréal
 

 
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Assemblée quaker de Montréal

Infolettre

 

En octobre 2022, notre infolettre porte son attention vers notre communauté quaker. Comme dans tous les groupes humains, les individus qui les constituent sont parfois en désaccord. Cependant, chez les quakers, l'expérience essentielle du divin, telle que vécue dans nos assemblées de culte, filtre à travers chacun de nous. Dans ce numéro, nous explorons l'expérience de l'amitié présente dans cette rencontre ainsi que notre engagement à approfondir le lien qui nous unit les uns avec les autres à travers la Lumière.

 
 
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Venez régulièrement aux assemblées de culte même lorsque vous êtes en colère, déprimé, fatigué ou spirituellement froid. Dans le silence, demandez et acceptez le soutien dans la prière des autres qui vous accompagnent dans l'adoration. Essayez de trouver une plénitude spirituelle qui englobe la souffrance ainsi que la gratitude et la joie. La prière, jaillissant d'un endroit profond du cœur, peut apporter la guérison et l'unité comme rien d'autre ne peut le faire. Laissez les assemblées de recueillement nourrir toute votre vie.

 

Conseils et questions Royaume-Uni, 10

 
 
 
 
 

Par Janette Fraser, co-animatrice de l’Assemblées quaker de Montréal



 

Visite de quakers du Kenya et du New Hampshire

 

Les quakers Judith Nandikove de Global Ministries au Kenya et Marian Baker du New Hampshire sont venues rencontrer des groupes de quakers congolais au Québec en juillet. Ils ont également pris le temps de rencontrer quelques membres de l’Assemblée de Montréal.
 
Lors d'une discussion animée par Claire Adamson à Montréal, Marian et Judith ont parlé de leurs efforts au Kenya pour promouvoir l'éducation des filles, l’accès au logement abordable et le développement du leadership des femmes. Au Kenya, une veuve a besoin d'un testament spécial pour hériter de la succession de son mari en cas de décès. Judith et ses collègues encouragent les femmes à tenir compte de ces questions dans leur mariage, afin d'assurer leur avenir financier et celui de leurs enfants. Les questions agricoles sont également abordées. Les femmes kenyanes apprennent à stocker les eaux de crue et de pluie en cas de sécheresse. Comme l'essence coûte 30 $ le gallon, elles apprennent à utiliser le fumier comme combustible. Compte tenu du coût du voyage, il est vital de produire la nourriture localement et les femmes jouent un rôle énorme dans ce processus. Au Kenya, retourner à la ferme, c'est en fait aller de l'avant. Pour plus d'informations, le site Web de Judith est http://www.judynandikoveglobalministries.org/ 


Marian Baker, également connue sous le nom de «Quaker Bonnet Lady», a consacré sa vie au bien-être des femmes africaines. Outre ses fréquentes visites au Kenya pendant des décennies, ses activités dans son milieu sont le reflet de ses valeurs Quaker. Sa ville natale du New Hampshire réalise chaque année une reconstitution d'un événement militaire de la guerre civile. La contribution de Marian à cet événement reflète le pacifisme quaker. Elle a organisé un atelier de bande dessinée basé sur le journal d'un soldat local pendant la guerre civile. A travers cette perspective, les batailles « glorieuses » occupent le second plan ; la monotonie de l’attente et la mauvaise nourriture semblent refléter plus fidèlement l'expérience de cette guerre. D'autres activités organisées par Marian portent sur l’Underground Railroad*, les récits des travailleurs du rail et de ceux des moulins locaux ainsi que l'histoire des Abénakis.

 

Merci à ces deux femmes remarquables pour leur visite inspirante.

 

Merci également à Claire Adamson pour son compte-rendu et son hospitalité.


*Réseau de chemins et de refuges qui permettait aux esclaves noirs de fuir vers le Canada ou vers des états non esclavagistes.

 

De la belle visite de Nouvelle-Écosse et de Montréal !

Par Sébastien Garant

 
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Le 2 octobre dernier, le petit groupe quaker qui se réunit à Lévis a reçu la visite de Marilyn Manzer, animatrice de l’Assemblée quaker du Canada. Se joignaient à elle Wendy Sturton et David Millar de l’Assemblée quaker de Montréal, à laquelle nous sommes affiliés.


Cette rencontre a été des plus agréables. Après le temps de recueillement initial, un moment d’échange a suivi, où nous avons pu nous présenter les uns aux autres. Puis, Marilyn nous a présenté ce qu’était l’Assemblée quaker du Canada (une grande inconnue pour plusieurs d’entre nous!) et a pris le temps d’écouter nos aspirations et nos espérances, comme petit groupe quaker francophone, le seul au Canada.


Personnellement, j’ai été heureux de souligner à Marilyn tout l’accueil, toute l’amitié, tout le soutien que nous montrent chacun des membres de l’Assemblée quaker de Montréal. La présence parmi nous de Wendy et David était à cet égard hautement significative, comme l’était, il y a déjà quelques mois, la visite de Michael, Wendy, Victoria et David Summerhays. La visite de Marilyn revêt elle aussi, pour nous, une grande signification : cette visite est, de la part de l’Assemblée quaker du Canada, une reconnaissance et un encouragement à nous réunir ensemble, à l’écoute de la Lumière divine, pour ensuite mettre en œuvre ce que cette lumière nous inspire. Pour un tout petit groupe comme le nôtre (qui inclut aussi, par Zoom, un mardi par mois, quelques personnes remarquables, dispersées dans des localités éloignées), cette reconnaissance et cet encouragement sont précieux.


Un chaleureux merci à Marilyn, Wendy et David pour s’être joints à nous le 2 octobre !

 

L’assemblée quaker me permet de partager un lien spirituel profond sans pièges inutiles et la communauté quaker me permet de partager en essayant d'améliorer les choses sans blesser les autres.

 

Par  Roberta de la Torre

 

Communauté quaker au passé, au présent et tout autour

Par Leigh Smit

 
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L'été dernier, Leigh Smit a passé du temps au camp familial quaker NeeKauNis à Sturgeon Bay en Ontario avec son oncle et son cousin, revisitant cet endroit important du passé de son père. Elle raconte ici sa puissante connexion à la communauté quaker à travers cette expérience.

 

Je me suis assise au sommet de la colline sur un des bancs en bois. J'ai passé doucement mes doigts sur sa surface, en me concentrant sur la qualité du bois et sur le travail qui y avait été consacré, et j'ai réalisé que le banc abritait une part de moi-même et de mon expérience de ce moment précis. Je ne sais pas depuis combien de temps ce banc m’attendait, mais je pense que ça faisait longtemps. Je me demandais qui d'autre il avait pu attendre. J'éprouvais une grande satisfaction à savoir qu'il continuerait d'exister et qu'il attendrait cet autre à qui il était aussi destiné. Je me suis assise sur ce banc, j'ai médité, je me suis recueillie. J'ai alors ressenti une grande paix, comme jamais auparavant. Ce sentiment m'a amenée à comprendre que j'avais maintenant une responsabilité envers cet endroit et envers les personnes qui le gardent. Mon expérience ici m'a amenée à décider que je devais demander qu’un comité de clarification m’aide à mieux réfléchit à mon adhésion. Ici, j'ai vu la vie et la communauté quaker en action, et tout ce que j'ai ressenti ici m'a donné l’envie d'apprendre à agir de la même façon.

 

Dans le bâtiment derrière moi j'ai trouvé des photos de mon jeune père. Je me demandais s'il s'était assis au même endroit avant moi et quelle sagesse il avait pu y acquérir, et j'en imaginais des centaines avant nous et des centaines après nous. J'ai émis l'hypothèse que nous avions emprunté le même chemin. C'était un cadeau de pouvoir partager quelque chose avec mes ancêtres d'une manière qui me donnait l'impression d'être toujours en contact direct avec eux. Quand je suis arrivée, j'étais avec ma cousine Julianne et mon oncle Jack. Quelle joie de voir Jack dans son élément ! C'était la première fois que je voyageais avec eux. À l'époque, je me sentais très chanceuse de partager cette expérience avec eux.

 

Même si j'ai rencontré des Amis qui étaient présents pour la première fois au camp, j'avais l'impression de connaître tout le monde depuis longtemps. J'ai été accueillie avec une amitié inconditionnelle. L'atmosphère qu’offraient les Amis m'a donné le sentiment de pouvoir marcher sans gêne et de pouvoir m'asseoir en silence (en dehors du culte) auprès d'eux. En d'autres termes, les Amis me procuraient cette paix dans laquelle je pouvais doucement demeurer. D'autre part, ils répondaient gentiment à ma curiosité quand je voulais en savoir plus sur eux. J'étais impressionnée par le sens profond du service dans la vie et le travail des Amis. "Je veux être comme eux quand je serai grande", c'est plus ou moins ce que j'ai décidé.

 

Nous nous sommes tenus ensemble pour le culte, nous tenant la main avant certains repas. Nous faisions la vaisselle ensemble (et personne ne s'est fâché quand j'ai oublié que c'était mon tour de la faire !), nous avons mangé ensemble. Lors d'un déjeuner, un écureuil roux a décidé qu'il aimerait bien se joindre à nous, en sautant et en sautant à travers nous… J'ai eu l'impression qu'il cherchait le compagnon idéal pour s'asseoir (hélas, il ne s'est jamais installé et a fini par partir). Nous avons discuté de carrières, de sujets sensibles, de la beauté de la nature qui nous entoure et de déserts impressionnants. Les gens racontaient des histoires, riaient et pleuraient. Certaines personnes ont entonné des chants sur les aardvarks et d'autres sur les volcans solitaires. Peu importe ce que nous faisions au camp, c’était toujours pour le bien-être de l’autre.

 

Pour en savoir plus sur le camp NeeKauNis, visitez https://www.neekaunis.org 

 

Visites au jardin botanique

Par Janette Fraser

Botanical Garden Walk par Janette Fraser

Gardens Group par Janette Fraser

Photo par Janette Fraser

 

Presque tous les vendredis, un groupe d'Amis, plus ou moins nombreux, se retrouve au Jardin Botanique de Montréal pour une douce promenade. Certains d'entre nous l'ont fait tout au long de l'année, quel que soit le temps, bien que la chaleur nous ait parfois abattus. Voici quelques photos de ce que nous avons vu.

 

N'importe qui peut se joindre à nous. Nous nous réunissons normalement vers 10h30 ou 11h00. Parfois, les gens arrivent à des heures variables et établissent un contact par téléphone à leur arrivée, puis se rencontrent. C'est un arrangement très flexible mais qui semble fonctionner. Nous aimons socialiser et apprendre à mieux nous connaître. Par beau temps, nous avons tendance à apporter un pique-nique. Parfois, nous sommes allés au restaurant. Comme je l'ai dit, c’est un arrangement très flexible.

 

Si vous êtes intéressés à vous joindre à nous, ponctuellement ou de façon plus permanente, contactez-nous:

Kristin:  [email protected]  
Ou
Janette:  [email protected] 

Ou n'importe qui sur la photo si vous les reconnaissez !

 

 

La communauté quaker est devenue ma famille, dans le meilleur sens du terme. Lorsque je suis aux prises avec les difficultés les plus profondes de la vie, c'est vers les Amis que je me tourne, sachant que leurs soins sont constants et que leurs conseils seront sincères et ancrés dans l'Esprit. Comme le dit le proverbe : « Tu ne peux pas choisir ta famille : remercie Dieu pour tes [A]mis ».

 

Par Wendy Eberle

 

Nantes à Lévis

Par Jean-Louis Demers

 
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De gauche à droite: Marius, Guillaume et Céline de l’Assemblée de Nantes suivis par Geoffreyjen, Sébastien, Jean-Louis et Elaine. Absente: Cassandre de l’Assemblée de Nantes.

 

Cette été notre petit groupe à Lévis à reçu avec bonheur la visite d’une jeune famille quaker de Nantes. De passage au Québec ils ont eu la gentillesse et le désir de participer à notre culte au Café La Mosaïque. Ce fut un beau moment. Silence, échanges et repas partagé ont scellé une amitié que nous souhaiterions prolonger par un jumelage de nos deux assemblées. À suivre.

 

Par Sabrina à Lyon

Par Sabrina Calvo

 
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Les pieds de Sabrina à Lyon

 

“Donc, puisque nous sommes ainsi, par la loi inévitable de notre être, livrés sans réserve à l'observation sans trêve du Divin, nous ne pouvons fermer les yeux sur la conclusion que tout désir de l'esprit humain est une prière adressée à Dieu et consignée au paradis”

 

Ralph Waldo Emerson, Prier sans cesse


Je ne sais pas pourquoi je fais ça. Un matin levée, dans cette ville inconnue, au silence du matin chaud, une évidence : organiser une assemblée d'amies ici, à Lyon. Pas dans mon salon, pas sur Zoom. Dans une salle dédiée, pour rallier les personnes isolées et avoir une place de silence partagé, dans l'attente patiente. 

 

Je suis presque quaker. Je n'ai jamais fais ce pas de devenir un membre, tout simplement parce que depuis six ans que je pratique, j'ai cette certitude qu'on devient quaker toute sa vie et que l'être serait arrêter nette cette ouverture de tous les possibles, chère à George Fox - une notion qui m'a portée toutes ces années au contact des amies.

 

Car c'est dans le silence et la pratique ouverte que j'ai découvert la grâce et l'amitié de mes amies de Montréal. Sans que nos vies privées soient mêlées, sans que nos caractères ou nos modes de vie soient similaires. Un dépassement par l'esprit, qui infuserait de sa présence une rencontre sans efforts. Chaque semaine, apprendre par le regard et la posture, le geste qui dévoile. L'intimité profonde d'un groupe, d'une foi commune, douce et généreuse.

 

J'ai voulu sentir tout ça. Hors caméra. En espace. Au souffle. Aux sons extérieurs, à tous les plus petits phénomènes du vivant déployé. Alors sur un coup de tête : trouver un lieu pour assembler les quakers ici. Lyon est une ville spirituelle, mystique, un haut-lieu de l'invisible en Europe qui rivalise avec Prague dans les repus occultes. Une ville enserrée dans une lutte pour la liberté, où fascisme et dogmes chrétiens s'imposent sans nuances.

 

Je ne savais pas comment m'y prendre mais il me semble avoir été guidée. J'ai écris des lettres à des centres pour obtenir une salle - sans espoir. Ces lettres étaient tres sérieuses - j'avais l'impression de parler au nom des amies, sans savoir réellement ce que cela voulait dire, ou comment le dire. Je me suis souvenu des livres lus, des instants de joie partagée en silence, des assemblées réunies, de tous les témoignages et des processus de business meetings.Des lettres simples, où se devinent, je crois, une détermination dont je ne soupçonnais pas l'existence.

 

Et un jour une réponse est arrivée. Positive. Me proposant de venir visiter une salle. Et me demandant les statuts de l'association quaker. Et j'ai compris que j'étais en train de le faire. Et que je n'avais prévenu que l'assemblée de Montréal. Personne ici. Je me suis posée et j'ai attendu, quelques jours. Le temps de discerner. De comprendre. De sentir. Car je pense d'où je sens. Suis-je légitime ? En la lumière intérieure, y a t'il un écho de mes illusions, de mes prétentions ? Ou bien le sincère est-il encore plein d'ego ?

 

La réponse est venue simplement. Ce dimanche : une liste de contacts en Occitanie, un nom au hasard choisi. Une discussion téléphonique avec l'Angleterre. La bonne personne : en copie du mail, des amies de France et des contacts à l'assemblée de France. Tout a avancé en 24h. Les amies isolées qui se donnent rendez-vous, qui encouragent. Un meeting sur Zoom au soleil, où je découvre de nouveaux visages. Des gens tendres. Et maintenant, entre mes mains, le choix de faire ce pas décisif, de réunir des amies et de faire silence. Et de laisser l'esprit faire le reste.

 
 

La communauté quaker est une source d’inspiration pour moi.  J’admire cette communauté pour sa philosophie, ses valeurs et son engagement.  J’aime l’universalité du message qui veut que “chaque personne soit habitée par la Lumière divine”. Le silence du culte permettant de ressentir la présence de la Lumière (pour ma part, ça ne m’est pas encore vraiment arrivé en groupe). J'apprécie la variété des gens et l’ouverture d’esprit de la communauté envers les différents courants de pensée et de religion.  Je chéris l'intégrité et la bienveillance des quakers. J'admire leur implication  dans les différentes causes qui génèrent de la souffrance, et leur engagement à faire naître et maintenir la paix.  Toutes ces valeurs me sont chères et m'inspirent.

 

Par Aline Demers

 

Quand tout fout le camp

Par Jean-Louis Demers

 
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Mon beau-père et moi lors de son arrivée en résidence intermédiaire.

 

Ces derniers jours, ma conjointe et moi (surtout elle) avons beaucoup été impliqués dans le placement de son père qui, à la suite d'une chute, n’est plus en mesure d’habiter son appartement. C’est une étape très difficile pour lui. Pour l'aider, elle et sa soeur ont nagé dans les dédales administratifs relatifs aux soins et à l’hébergement des personnes agées en perte d’autonomie. Les lecteurs d’Astérix reconnaitront le laissez-passer A-38.

 

Je me suis posé la question: Qu’advient-il des personnes qui sont sans famille, sans amis, sans communauté? La dérive et trop souvent la négligence les attendent. Cette réflexion à mis en lumière à quel point le support d’une communauté est important, qu’elle soit familiale, spirituelle, sociale ou même complètement informelle. La communauté, c’est ce qui reste quand tout fout le camp.

 

Comment chanter le cantique du Seigneur dans un pays étranger ?

Par Wendy Sturton

 
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Under the Wings Climate March 2022 by David Millar

 

Ces dernières semaines, j'ai visité des assemblées quakers dans quatre endroits différents, dans trois langues et cultures différentes. J'ai entendu « le chant du Seigneur » en anglais en français et en swahili, en silence, en danse et en chanson. À Québec, nous nous sommes réunis dans une petite salle mal insonorisée d'un café, où juste à côté un lancement de livre pour enfants se déroulait joyeusement et bruyamment; une petite pièce qui était aussi le seul passage vers les toilettes et le vestiaire, donc vulnérable à de nombreux accrochages, excuses et transits ! Et pourtant, notre culte était silencieux et profondément lié. À Ottawa, nous nous sommes réunis dans la formalité d'une salle à la “Friends House”, où le silence et le ministère vocal ont été ordonnés et inspirés. À Lachine, nous nous sommes réunis dans le sous-sol d'une église catholique, avec des pièces caverneuses vides de chaque côté de nous, dans une salle très éclairée remplie de musique joyeuse, de la prédication et de la danse de quakers congolais de tous âges. Enfin, je me suis recueillie dans le rassemblement familier de ma propre assemblée, étouffée par cette boîte électronique qu'est Zoom, mais avec la joie d’y voir des visages bien-aimés.


Qu'est-ce que ces communautés quakers ont en commun ? Qu'est-ce qui est “quaker” dans tout ce silence, ce discernement, ce questionnement, ces chants et ces danses ? Il y avait, dans ces groupes, de nombreuses différences évidentes, différences d'opinion et de façons de faire. Nous vivons dans un monde éclaté et polarisé.


Voici ce que j'ai vu. Dans chacun de ces endroits, les quakers se sont centrés sur leur communauté et ont recherché ensemble la présence de l’Esprit. Dans la Société Religieuse des Amis, nous tendons ensemble la main vers la Lumière et nous écoutons ce qu’elle a à nous dire. Trop souvent, les humains se regroupent en désespoir de cause, pour se défendre ou pour préparer leurs attaques les uns contre les autres. Le rassemblement quaker apporte l'ouverture, l'acceptation, la douceur, l'humilité, la perspicacité, l'amour et le désir de s'écouter les uns les autres dans nos chemins spirituels. Quoi que l'avenir réserve aux Quakers, puisse cette amitié divine toujours demeurer.

 

“Âmes animales”, José Rodrigues dos Santos, 2022, Éditions Hervé Chopin

 
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Lisbonne. Un scientifique est retrouvé mort, flottant dans le bassin aux orques de l’Oceanário. Tout accuse Maria Flor, la femme de Tomás Noronha, qui travaillait sur un projet secret avec ce grand spécialiste de l’intelligence animale.

 

Pour prouver l’innocence de sa femme, le célèbre cryptologue va devoir découvrir le véritable auteur du crime. Il se trouve alors confronté aux intérêts d’une ancienne confrérie surgie du passé et à l’un des plus mystérieux secrets de la nature : l’intelligence, les émotions, la conscience des animaux.

 

Extrait publicitaire HC Éditions

 

Revue par Jean-Michel Pionetti

 

Un avant et un après. Avant, si j’en avais un brin conscience, je ne m’en souciais pas vraiment. Après...

 

Après avoir lu “Âmes animales”… Un polar écrit par l’un des maîtres du thriller qui place son intrigue au cœur du Monde animal. Un Monde doté d’une intelligence, d’une sensibilité et d’une réelle conscience… des attributs qui sont longtemps demeurés, si ce n’est inconnus, du moins fortement occultés !


Quand, il n’y a pas si longtemps, pour des raisons de santé, individuelle mais aussi collective, on a montré du doigt l’usage malsain, voire morbide, du tabac, progressivement la mobilisation est devenue un véritable enjeu de société.

 

“Âmes animales”, par-delà de sa trame romanesque, est une véritable initiation à l’éthologie doublée d’un appel à la réflexion et à la mobilisation pour endiguer le fléau planétaire des changements climatiques. Dans l’intrigue, parmi les pistes suivies, la première s’intéressera au coupable désigné et à la solution sociopolitique présentée comme la réponse appropriée : la limitation de la consommation abusive des énergies fossiles, voire son abandon. Cette piste serait-elle vraiment la bonne réponse à la menace ? Ne serait-elle pas plutôt une réponse dilatoire ? Car l’enquêteur va nous amener à découvrir que les vertus de cette approche sont loin d’être la panacée qui éloignerait le spectre du réchauffement. En fait, l’investigation démontre qu’il s’agit plutôt d’une fuite en avant, car cette gabegie d’énergies fossiles se montre pour ce qu’elle est : tout juste “la pointe de l’iceberg” des causes qui génèrent le dérèglement… Dérèglement, fruit de nos comportements. Aussi, l’enquête se poursuit. Elle va aboutir, et délivrer son verdict… autour d’une table sur le menu d’un restaurant. Un verdict qu’il conviendra à chacun, en son âme et conscience, d’entendre et de valider. 

 

“Âmes animales”… Une lecture inspirante qui ouvre l’horizon cognitif. Une réflexion à devenir partie prenante d’un destin collectif… celui de tous les êtres sensibles, de tous les êtres dotés de conscience, de tous les êtres porteurs d’un
même droit de vivre.

 

Nouvelles et événements

 

Le livre de Geoffreyjen Edwards au Holiday Book Fair

 

Il y aura une séance de signature, le vendredi 4 novembre entre 12h30 et 13h00 au kiosque de Paragraph Books au Holiday Book Fair à l'Atrium du McConnell Building de l’Université Concordia au 1400 boul. de Maisonneuve Ouest. L'auteur sera aussi présent les deux jours de l’événement soit, les 4 et 5 novembre, si quelqu'un voulait un livre signé et ne pourrait pas venir à l'heure fatidique. Geoffreyjen est participant du Groupe quaker de Québec. Un rappel du titre: Plenum: The First Book of Deo, publié par Untimely Books à Longmont, Colorado, par Geoffreyjen Edwards. Il s'agit du premier tome d'une série de livres de science fiction qui présentent une période de crise dans un avenir lointain. Les Quakers trouveront des thématiques intéressantes touchant la relation entre l'individu, son genre, la religion et aussi des sujets comme la santé mentale. Le Holiday Bookfair est organisé annuellement par l’AELAQ 

 

 

Liste des contributeurs

Comité de rédaction:
Jean-Louis Demers
Sherezada Ochoa
Wendy Sturton

 

Traducteurs:
Jean-Louis Demers
Wendy Sturton

 

Mise en page:

Sherezada Ochoa

 

Un remerciement particulier à:

Claire Adamson

Sabrina Calvo

Roberta de la Torre

Aline Demers

Wendy Eberle

Janette Fraser

Sébastien Garant

David Millar

Jean-Michel Pionetti

Leigh Smit

 
 
 
 

Pour contacter l'équipe de l'infolettre, veuillez nous envoyer un courriel à [email protected]

 
 

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